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Tchad : la justice se prononcera sur le sort de 16 personnes accusées de trafic d’enfants, indique-t-on à N’Djamena


L’affaire des 16 Européens – neuf Français et sept Espagnols – interpellés jeudi, à Abéché dans l’Est du Tchad, est désormais entre les mains de la justice, a expliqué le ministre tchadien de la Communication, Hourmadji Moussa Doumngor, porte-parole du gouvernement tchadien. Les suspects seraient impliqués dans une tentative de l’ONG française l’Arche de Zoé d’évacuer par avion, vers la France, une centaine enfants de la région. Des enquêtes préliminaires ont été conduites et le dossier devrait bientôt être confié à un juge instructeur tchadien, a déclaré M. Doumngor.

L’affaire a fait l’objet d’un entretien téléphonique, dimanche, entre les présidents tchadien, Idriss Déby Itno, et français, Nicolas Sarkozy. D’après la secrétaire d’Etat française chargée des Affaires étrangères et des droits de l’homme, Mme Rama Yade, le président Idriss Déby Itno a assuré son homologue français que cette affaire n’affectera pas les plans pour le déploiement d’une force européenne de maintien de la paix à la frontière du Tchad avec le Darfour au Soudan.

Cette affaire a pris une tournure politique en France. Le leader de l’opposition socialiste, Francois Hollande, a condamné la façon dont le gouvernement Sakozy a traité ce dossier. Le gouvernement français dit qu’il était au courant du projet de l’Arche de Zoé et qu’il avait demandé à l’association et aux autorités tchadiennes de stopper cette opération. L’Arche de Zoé a fait valoir, de son côté, qu’elle cherchait à sauver ces enfants de la crise au Darfour. Mais il semble que nombre de ces enfants sont des Tchadiens et non des Soudanais.

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