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RCA : la CPI ouvre un bureau à Bangui


La Cour pénale internationale (CPI) vient d’ouvrir son bureau de représentation à Bangui, la capitale centrafricaine. La CPUI a ouvert, en mai, une enquête sur les exactions commises en RCA en 2002 et 2003. C’était lors de la répression de la tentative de coup d’Etat du général François Bozize qui a fini par renverser le président Ange Felix Patassé en mars 2003. Un an plus tard, le gouvernement centrafricain avait saisi cette instance pour lui demander d’enquêter sur ces crimes dont sont notamment accusés M. Patassé ainsi que l’ex-rebelle et ex-vice-président de la RDC, Jean-Pierre Bemba.

Selon Bruno Cathala, greffier de la Cour pénale internationale, le bureau ouvert à Bangui servira «une base logistique » aux enquêteurs qui doivent aller sur le terrain pour rencontrer les gens, les victimes. Il permettra également d’expliquer la justice internationale aux Centrafricains afin que ces derniers la comprennent. A la question de savoir si l’enquête en cours vise des personnalités particulières, comme l’ancien président centrafricain Ange Felix Patassé ou encore l’ex-leader rebelle de la RDC, Jean-Pierre Bemba, Bruno Cathala a expliqué que la RCA a saisi la CPI « d’une situation. » Le procureur est libre de mener ses enquêtes et ce n’est que sur la base des éléments recueillis qu’il déterminera qui doit être poursuivi, a expliqué M. Cathala.

Pour Me Marie-Edith Douzima Lawson, présidente de l’Association des femmes juristes et coordinatrice de la Coalition centrafricaine pour la CPI, les victimes et leurs familles ont confiance en la justice internationale et espèrent que « justice sera enfin rendue » en RCA.

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