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L’Iran en proie aux difficultés  économiques


L’Iran en proie aux difficultés  économiques

L’Iran en proie aux difficultés  économiques

Le président George W. Bush dit que la communauté internationale souhaite voir le gouvernement iranien changer de direction sur la question nucléaire.

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« Notre objectif, donc, par rapport à l’Iran, est de régler pacifiquement cette question et de convaincre les Iraniens d’abandonner leurs ambitions de se doter d’armes nucléaires en faveur de la paix. Et cela exige plus qu’une seule voix s’adressant à eux ; cela exige que la communauté internationale soit consciente des enjeux que représenterait un Iran doté d’armes nucléaires », a dit le président Bush.

Le refus de l’Iran de suspendre ses efforts de développement de technologies pouvant servir à fabriquer des armes nucléaires a eu plusieurs conséquences négatives. Depuis décembre 2006, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté deux résolutions infligeant des sanctions à l’Iran. Le texte d’une troisième résolution, qui prévoit des sanctions supplémentaires, fait actuellement l’objet de discussions entre l’Allemagne et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir, la Chine, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la France et la Russie.

Le secteur privé exerce lui aussi des pressions sur l’Iran. Stuart Levey est sous-secrétaire pour les Affaires antiterroristes et les renseignements sur les finances au ministère du Trésor américain. Il note les récentes mesures adoptées par les institutions financières internationales. De plus en plus de banques à travers le monde refusent de faire des affaires avec l’Iran, quelles que soient les devises utilisées, ayant déterminé que cela constitue un risque trop élevé. Les bureaux et succursales des banques d’Etat iraniennes à l’étranger sont de plus en plus isolés, les autres banques et compagnies hésitant à traiter avec eux ; ce qui les rend moins viables... Et il y a eu également une baisse dévastatrice du niveau des investissements étrangers dont l’Iran a besoin pour développer ses vastes ressources pétrolières.

La mauvaise gestion de l’économie iranienne par Téhéran accroît elle aussi les pressions financières sur le pays. Les taux d’inflation et de chômage sont en hausse rapide. La corruption est répandue dans le pays. Le gouvernement de Téhéran octroie des contrats sans appels d’offres à ses partisans au sein du corps des Gardiens de la révolution iranienne. Et il continue d’envoyer des centaines de millions de dollars par an à l’étranger pour appuyer des organisations terroristes meurtrières tandis qu’il néglige la population du pays. La politique des dirigeants de l’Iran, a dit le sous-secrétaire Levey, inflige des souffrances au peuple iranien et continue de transformer le pays en paria financier. Continuer ou non dans cette voie de l’isolement est un choix que l’Iran doit opérer.

La coopération avec la communauté internationale mettrait fin à cet isolement. Les citoyens de l’Iran tireraient les bienfaits des mesures d’incitation offertes à Téhéran par la communauté internationale qui comprennent, entre autres, de l’assistance dans plusieurs secteurs, y compris un programme nucléaire civil iranien.

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