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Répression dans les universités iraniennes


Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad affirme que la liberté d’expression et la liberté de la pensée académique sont respectées en Iran. Quand il a prononcé un discours à l’université Columbia, il a fait les commentaires suivants, par le biais d’un interprète.

“Il y a actuellement chaque jour dans nos universités des centaines de conférences comme celle-ci, auxquelles participent des étudiants iraniens et des visiteurs étrangers. Ils écoutent, ils parlent, ils posent des questions et ils s’en félicitent.”

De tels commentaires seraient une nouveauté pour beaucoup d’Iraniens, directement affectés par la répression du régime religieux en Iran. Akbar Mohammadi était l’un des centaines d’étudiants arrêtés pour avoir participé aux manifestations anti-gouvernementales, organisées en 1999 à l’université de Téhéran. Il est mort en 2006, à la prison d’Evin, victime de traitements brutaux et sans accès à des soins médicaux adéquats.

Ahmed Batebi est l’ancien leader du mouvement estudiantin rendu célèbre par la photo dans laquelle on le voit tenir la chemise ensanglanté d’un ami battu lors des protestations de 1999. Monsieur Batebi croupit encore dans la prison d’Evin et sa santé psychologique et physique serait dans un état terrible suite à la torture qui lui a été infligée.

Majid Tavakkoli, Ahmad Qasaban et Ehsan Mansouri sont des leaders estudiantins à l’université d’Amir Kabir à Téhéran où le président iranien Ahmadinejad avait été hué en 2006. Eux aussi sont également détenus à la prison d’Evin. Selon leurs familles, les trois ont été battus et placés au secret pour les pousser à admettre des crimes contre l’état qu’ils n’ont pas commis.

Et puis il y a les dizaines de professeurs à travers l’Iran qui ont été contraints d’abandonner l’enseignement parce qu’ils ne suivent pas assez à la lettre la ligne du gouvernement de Téhéran.

Cette situation ne représente ni une liberté de pensée académique ni la liberté d’expression mais plutôt la censure et l’oppression.

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