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Rébellion nigérienne : une question de justice et d’égalité devant la loi, estime le député Sanoussi Jackou


Les rebelles du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ont revendiqué plusieurs attaques depuis le mois de février. Au moins 40 personnes ont déjà trouvé la mort depuis la reprise de ce mouvement. « La rébellion de ces temps-ci est une rébellion qui est composée, certes, principalement d’éléments Touareg, mais aussi, secondairement, des éléments provenant d’autres ethnies », explique l’opposant nigérien Sanoussi Jackou, député du Parti nigérien d’autogestion. Lui-même d’origine Touareg, M. Jakou a souligné que chaque fois que des événements ont eu lieu dans les casernes et que des soldats ont été sanctionnés, certains d’entre eux ont rejoint la rébellion.

Au plan des objectifs politiques, la rébellion des années 90 avait exigé la séparation de la région d’Agadez avec les restes du pays ; une option qui avait été rejetée, tout comme le fédéralisme, a dit M. Jackou en rappelant que c’est la décentralisation qui a été approuvée par les accords signés avec la rébellion en 2005.

Président de la commission des Affaires économiques et du Plan à l’Assemblée nationale, Sanoussi Jackou estime que les problèmes qui se posent dans la région de l’Aïr, où opère la rébellion, « sont ceux de la pauvreté, c’est des problèmes de la justice pour tous, de l’égalité de tous les Nigériens devant la loi. »

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