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Côtes ouest-africaines : pas de répit pour les clandestins


L’immigration clandestine vers l’Europe continue de battre son plein sur les côtes de l’Afrique de l’Ouest. Près de 300 candidats au départ ont été interceptés en moins de trois jours au large du Sénégal. Il est difficile d’arrêter cette vague de désespoir avec les seuls bras, mais l’opération Frontex mis en place en 2006 essaie de barrer la route aux nombreux candidats au départ. C’est ainsi que 188 passagers partis de Ziguinchor - des Sénégalais, des Bissau-Guinéens et quelques Guinéens - ont été interceptés, a expliqué le colonel Alioune Ndiaye porte-parole de la police sénégalaise. Les autorités sénégalaises sont préoccupées par le faite que des adolescents font en plus partie des candidats à l’émigration clandestine, a-t-il souligné.

Qu’est-ce qui pousse ces jeunes à partir, coûte que coûte, parfois même au risque de leur vie? Kali Niang, professeur de sociologie à l’Université de Dakar explique que l’émigration clandestine « est une résultante des conditions de vie précaires auxquelles sont confrontées la société sénégalaise en général et sa jeunesse en particulier. » Par ailleurs, relève M. Niang, le « système de valeur et de représentation de la réussite sociale », chez les Sénégalais, « intègre l’aspect du voyage ; partir à l’étranger pour réussir. »

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