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Tchad : accord entre le gouvernement et une coalition de l’opposition interne


Au Tchad, le camp présidentiel et la principale coalition de l’opposition ont signé, lundi, un accord prévoyant le report à 2009 des élections législatives prévues initialement en fin d’année et l’entrée de l’opposition au gouvernement. Cet accord intervient au terme de six mois de négociations parrainées par l’union européenne et l’Union africaine.

« Nous sommes arrivés à mettre au point tout le processus électoral avec certaines questions globales qui intéressent la paix au Tchad, à savoir la question de l’insécurité (…) et aussi un appel qu’on a envoyé en direction des mouvements politico-militaires pour leur demander de négocier une paix au Tchad », a expliqué Jean Alingue Bawoyeu, leader de l’Union pour la démocratie et la République, un des signataires de l’accord.

La Fédération Action pour la République (FAR), deuxième force parlementaire d’opposition, est la seule formation d’importance à ne pas avoir signé l’accord de lundi. Son président, Yorongar Ngarleji, exige notamment une refonte du conseil constitutionnel. Tous les neuf membres du conseil sont « des militants patentés du MPS », le parti au pouvoir, soutient M. Yorongar qui fait également état de fraudes au niveau du vote des Tchadiens de l’étranger.

L’accord de lundi est « un non-événement », estiment les groupes rebelles opérant dans l’Est du Tchad, comme le Rassemblement des forces pour le changement de Timane Erdimi. « Il y avait déjà une commission électorale nationale indépendante, il y a déjà le code électoral ; tous ces mécanismes existent déjà avec Idriss (le président tchadien - NDLR), mais le problème est que Idriss ne respecte nullement ses engagements », explique M. Erdimi.

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