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Présidentielles américaines de 2008 : débat des candidats à l’investiture du parti républicain


Les candidats à l’investiture du parti républicain pour l'élection présidentielle 2008, ont pris part à un débat de 90 minutes, dimanche matin, dans l’Iowa, au cœur de l’Amérique profonde. Celui-ci a porté sur toute une gamme de questions d’actualité, notamment des questions controversées telles l’IVG, la réforme du système de santé, la fiscalité et les affaires étrangères.

En ce qui concerne l’Irak, l’ancien maire de New-York, Rudy Giuliani, a parlé pour la majorité des candidats républicains, lorsqu’il a souligné que ce serait une erreur pour les États-Unis de retirer leurs troupes de ce pays. «Nous devrions chercher à remporter la victoire en Irak, à Bagdad. Cette bataille entre dans le cadre de la vaste guerre que les terroristes mènent contre nous. C’est l’une des batailles de cette guerre. L’Amérique devrait remporter cette bataille» a expliqué M. Guliani.

L’ancien gouverneur de l’Arkansas, Mike Huckabee, se dit d’accord avec l’ancien maire de New-York, en ce qui concerne le maintien des troupes américaines en Irak. Mais il a ajouté que certains pays, telle l’Arabie Saoudite, doivent jouer un rôle plus constructif dans la promotion de la paix en Irak. Et les États-Unis devraient réduire leur dépendance, vis à vis des importations de pétrole, a-t-il ajouté.

Quant au sénateur Sam Browback du Kansas, il a estimé que les dirigeants irakiens doivent s’attaquer plus fermement aux problèmes politiques. Seul, le député Ron Paul du Texas s’est démarqué de ses collègues. «Rentrez chez vous. Nous sommes entrés en Irak, nous pouvons tout aussi bien revenir chez nous. Nous y sommes entrés illégalement, nous n’avons pas déclaré la guerre. Cela dure depuis trop longtemps. Nous sommes en train de perdre en Irak. On ne devrait même pas y être», a déclaré le député Paul.

Mais le sénateur John McCain de l’Arizona a conseillé aux Américains de s’armer de patience et de détermination, en dépit des revers subis en Irak; des revers qu’il a attribués aux erreurs commises par le président George W. Bush. Par ailleurs, les candidats républicains ont réagi aux propos du sénateur Barack Obama, l’un des candidats à l’investiture du parti démocrates pour 2008.

M. Obama a récemment suggéré qu’il serait prêt, au cas où il serait élu à la présidence des États-Unis, à frapper des cibles terroristes au Pakistan. M. Obama se propose aussi de rencontrer, sans préalable, et au cours sa première année à la Maison blanche, des leaders comme le président Hugo Chavez du Vénézuéla, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ou encore Fidel Castro.

«Je pense que Barack Obama ne sait pas très bien qui sont nos amis, et qui sont nos ennemis. On ne déclare pas à un pays qui coopère avec nous, le Pakistan, qu’on a l’intention de le cibler unilatéralement» a souligné l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney. Pourtant Rudy Giuliani n’a pas exclu de frapper au Pakistan, surtout s’il n’y avait pas d’autre moyen pour écraser le réseau terroriste Al-Qaida.

En tout cas, les candidats républicains ont été unanimes à dire que les États-Unis devraient continuer à promouvoir la démocratie à travers le monde, même si certains ont dit que Washington devrait surtout se contenter de donner l’exemple. Un grand absent au débat des candidats républicains: l’ancien sénateur du Tennessee, l’acteur Fred Thompson, qui continue de réunir des fonds pour financer sa campagne à la présidence, mais qui observe officiellement un mutisme sur ses intentions.

Pour l’instant, les sondages réalisés dans l’Iowa ne montrent aucun gagnant à ce débat. Personne ne s’est encore démarqué des autres candidats, tant du côté républicain que démocrate.

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