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45e journée de la femme africaine : encore du chemin à parcourir


La 45e journée de la femme africaine a été célébrée le 31 juillet dans les différents pays africains. C’était le cas au Cameroun où Pauline Biyong, présidente de la Ligue pour l’éducation de la femme et de l’enfant, œuvre activement pour la promotion de la femme. La Cité, journal de son Ong, joue un rôle-clé dans cette quête.

« Dans un premier temps, on abordait beaucoup de sujets pour éduquer la femme et l’enfant, mais on s’est très bien rendu compte que c’était des opérations micro, et qu’il fallait peut-être avoir des décisions politiques pour pouvoir changer à la base », a expliqué Mme Biyong dans un entretien avec Lamia Gritli. Ce constat a amené la Ligue pour l’éducation de la femme et de l’enfant à s’orienter vers des actions de lobbying « pour une meilleure représentation des femmes », mais aussi à s’impliquer dans lutte pour la bonne gouvernance.

Mme Pauline Biyong parle d’une « escroquerie politique» pour ce qui est de la place de la femme au sein des instances de décision au Cameroun. Rappelant les femmes représentent « plus de 51% » de la population camerounaise, elle déplore que le gouvernement actuel de 65 ministres compte seulement « quatre femmes ministres ‘pleins’ et deux secrétaires d’Etat, zéro gouverneur, zéro préfet, deux sous-préfets. »

La situation n’est guère meilleure à l’Assemblée nationale ou au sein des conseils municipaux, a fait remarquer M. Biyong qui note que dans le domaine économique également, « la femme est encore à la traînée. »

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