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Gratuité de l’école primaire: les expériences du Sénégal et du Burundi


L’abolition des frais scolaires à l’école primaire fait l’objet d’une conférence internationale qui se tient à Bamako au Mali. 23 pays africains y sont représentés par leur ministre de l’education et, dans certains cas, le ministre des Finances. Le but de la rencontre est d’échanger des expériences sur les moyens d’assurer la gratuité de la scolarité pour les enfants les plus défavorisés.

Le Burundi a récemment aboli les frais scolaires pour l’enseignement primaire ; une mesure prise sans planification préalable, a expliqué à Nelly Daynac Enock Ruratebuka, directeur de l’enseignement primaire au ministère de l’Education du Burundi et un des participants à la conférence de Bamako. Face à l’augmentation du nombre des demandes, le gouvernement a réagi en augmentant la capacité d’accueil ainsi que le nombre d’enseignants, a expliqué M. Ruratebuka. La mesure, a-t-il dit, a été accompagnée d’une politique de mobilisation des ressources locales.

Au Sénégal, c’est en 2004 qu’une loi a rendu l’école gratuite et obligatoire, mais dès l’an 2000, le programme décennal de l’éducation a mis en œuvre un certain nombre de mesures visant à réduire la participation des parents aux frais scolaires, a expliqué, de son côté, Mbaye Ndoumbé Gueye, directeur de la Planification et de la réforme au ministère sénégalais de l’Education. Le taux de scolarisation est passé de 70% en 2000 à 82% aujourd’hui, surtout en milieu rural, affirme M. Gueye.

Le gouvernement sénégalais tente de répondre à cette demande en construisant 2 000 à 3 000 salles de classe par an et en recrutant annuellement 3 000 enseignants pour le niveau élémentaire. Face à l’augmentation des effectifs qui s’en suivra au niveau secondaire, M. Gueye estime que la solution réside dans la construction des collèges de proximité, dont chacune doit former des élèves des écoles primaires environnantes.

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