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Journée de l’enfant africain: quelques progrès, mais le trafic d'enfants persiste


La journée de l’enfant africain est célébrée samedi. Elle est organisée en mémoire du massacre, le 16 juin 1976, par le régime sud-africain de l’arpartheid, de centaines d’enfants de Soweto qui marchaient pour leurs droits. Cette année, l’UNICEF met l’accent sur le trafic des enfants et révèle que la Côte d’Ivoire est devenue une plaque tournante de ce trafic en Afrique de l’Ouest.

Selon Sylvie Dossou du bureau de l’Unicef en Côte d’Ivoire, ce pays accueille des enfants venant du Burkina Faso ou du Mali pour conditions de vie meilleures, « mais c’est un leurre. » Ces enfants travaillent soit les plantations de café et cacao, ou dans le secteur informel, « dans des conditions extrêmement dures et sont exploités par leurs tuteurs. » Les enfants sont privés d’éducation et de loisirs, et travaillent de longues heures, sans compensation, relève Mme Dossou dans un entretien avec Camille Grosdidier.

L’UNICEF travaille avec le gouvernement ivoirien pour informer les populations, mettre en place le cadre légal de lutte contre cette traite et répondre aux besoins des enfants victimes de traite, a dit Mme Dossou. Selon toujours Mme Dossou, un autre travail se fait en direction des communautés, « un travail qui se fait de façon transfrontalière » et qui vise à les informer des conditions réelles de vie de leurs enfants en Côte d’Ivoire. Il est aussi nécessaire, a-t-elle fait remarquer, de donner aux enfants d’autres alternatives à travers l’éducation et la formation professionnelle pour une réintégration réussie dans leurs communautés d’origine.

Pour sa part, le représentant de l’Unicef en Sierra Leone, Geert Cappalaere, a expliqué que la nouvelle législation mise en place garantit une protection légale des enfants, leur droit d’avoir accès aux services de bases et de s’exprimer à leur manière au débat public. Elle prend en compte toutes les dispositions de la Convention sur les droits de l’enfant.

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