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Sommet du G-8 à Heiligendamm: l’Afrique à l’honneur


Les leaders du G-8 réunis en Allemagne vont se concentrer sur le continent africain vendredi, au dernier jour de leur rencontre annuelle. Le président Bush et d’autres leaders du groupe devraient annoncer une aide de 60 milliards de dollars pour lutter contre le sida, la malaria, la tuberculose et d’autres maladies en Afrique. Les pays du G8 doivent s’engager, à nouveau, à tenir les promesses faites à l’Afrique au sommet de 2005 concernant la lutte contre la pauvreté et l’allègement de la dette, a souligné le Premier ministre britannique Tony Blair.

Selon notre envoyée spéciale Nelly Daynac, la première réunion du jour verra la participation de sept pays africains, à savoir le Ghana, le Nigeria, l’Ethiopie, le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Egypte et Algérie. M. Alpha Omar Konaré, président de la commission de l’Union, et M. Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, prendront également part à ces discussions. Il sera question de la croissance et de responsabilité au niveau des gouvernements africains, de la paix et de la sécurité, de même que du partenariat entre le G-8 et l’Afrique dans le cadre du NEPAD et de l’amélioration des services de santé publics, a expliqué notre envoyée spéciale.

L’Afrique sera également présente à une autre réunion prévue ce vendredi, celle des pays émergents, à savoir l’Inde, le Mexique, le Brésil, la Chine et l’Afrique du Sud. Ces pays sont concernés au premier chef par les questions relatives au changement climatique et font face à des problèmes de pollution.

La question du Darfour a été discutée jeudi, mais elle a été éclipsée par les débats sur le réchauffement climatique, explique notre envoyée spéciale. Le dossier de la Somalie a été, lui aussi, occulté. Seul le président George Bush s’est exprimé jeudi, au sujet du Darfour, à l’issue de ses entretiens avec le Premier ministre britannique Tony Blair. Il a fait savoir que si la question n’était pas prise à bras le corps par les participants au sommet de Heiligendamm, les Etats-Unis pourraient agir de manière unilatérale.

L’augmentation des budgets est fondamentale pour pouvoir répondre aux besoins croissants en ce qui concerne la lutte contre le sida, explique Michel Lotrofska de Médecins sans frontières dans un entretien avec Nelly Daynac. La question du prix du médicament est également fondamentale, a-t-il dit. Selon Michel Lotrofska, les médicaments antirétroviraux de première ligne ont vu leurs prix considérablement réduits, alors que ceux de seconde ligne sont protégés par des brevets dans les pays producteurs, mais aussi dans les pays importateurs.

Faisant remarquer que l’Afrique ne représente que 2% du marché mondial des des médicaments et, de ce fait, n’intéresse pas les grands groupes pharmaceutiques, M. Lotrofska a appelé les gouvernements à « définir les priorités et fournir plus de fonds pour la recherche et développement en faveur des pays pauvres. »

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