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USA : Le ministre de la Justice toujours au centre d’un bras de fer politique


Le bras de fer entre l’administration Bush et le Congrès au sujet de l’attorney general ou ministre de la justice, Alberto Gonzalez, s’intensifie. Le parlement américain a M. Gonzalez dans son collimateur à cause de ce que beaucoup de législateurs qualifient d’attitude inappropriée du No 1 de la Justice dans la révocation abrupte de 8 procureurs fédéraux. Un vote est prévu cette semaine au Congrès sur une motion de défiance réclamant la démission d’Alberto Gonzalez.

Bien que le ministre de la justice admette avoir commis des erreurs dans le processus de révocation des procureurs, le président Bush accuse la majorité parlementaire démocrate de s’en prendre à lui pour des motifs politiques. Le chef de l’exécutif a réitéré son soutien à M.Gonzalez. « Il a ma pleine confiance. Il n’a rien fait de mal », a-t-il déclaré en soulignant que la Maison Blanche ne forcera pas le ministre de la Justice à démissionner.

En dépit de l’appui du président Bush, cinq éminents sénateurs républicains ont publiquement retiré leur soutien à Alberto Gonzalez, notamment Arlen Specter, le no 1 de son parti à la commission judiciaire de la Chambre haute. M. Specter laisse même entendre que le ministre de la justice pourrait démissionner avant les débats sur la motion de défiance. « Il ne s’agit pas de politique partisane. Cette affaire concerne une personne qui a perdu la confiance du Congrès et du peuple américain... et qui doit s’en aller », a précisé de son côté la députée démocrate Wasserman-Schultz.

Beaucoup de parlementaires ne cachent pas leur scepticisme face aux démentis répétés d’Alberto Gonzalez. On se demande vraiment si l’administration Bush n’essaie pas de cacher 2 vérités… à savoir qui a préparé la liste des procureurs à révoquer... et dans quel but? » s’interroge le député démocrate John Conyers, président de la commission judiciaire de la Chambre qui s’occupe du dossier. Le sénateur démocrate Charles Schumer, principal artisan de la motion de défiance à la Chambre haute, assure de son côté pouvoir compter sur le soutien d’au moins 60 collègues à cette mesure.

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