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USA : Des maires du monde débattent du changement climatique à New York


La proposition du maire de New York, Michael Bloomberg, d’instaurer une taxe antipollution fait partie des thèmes discutés à la deuxième conférence sur le changement climatique qui se tient actuellement à New York. Les maires d’une quarantaine de métropoles du monde, notamment Copenhague, Bangkok, Tokyo, New Dehli, Bombay, Karachi et Mexico prennent part à cette rencontre.

Les experts s’inquiètent de plus en plus de la quantité des gaz à effets de serre émise par les grandes villes, notamment le méthane et le gaz carbonique. Dans des villes comme New York, les immeubles contribuent, par leur consommation d’électricité, de gaz naturel et de fuel, à une augmentation significative des émissions de gaz polluants. Aussi, le maire de Londres, Ken Livingstone, président de la conférence de New York, a-t-il exhorté les leaders municipaux à passer à l’action. Ceux-ci comprennent les questions relatives à la qualité de l’air davantage que les gouvernements nationaux, a déclaré en substance M. Livingstone.

D’où l’intérêt accordé à l’idée du maire Michael Bloomberg d’imposer une taxe aux automobilistes se rendant au centre de Manhattan, entre 6 H et 18 H, en semaine. Les propriétaires de petits véhicules payeraient 8 dollars et les camionneurs 21 dollars. Cette taxe fait partie d’un ensemble de 127 initiatives annoncées cette année par le Maire Michael Bloomberg et visant, selon lui, à faire de New York la ville la plus verte des Etats-Unis d’ici à l’an 2030. Concrètement, il s’agit de réduire de 30% les émissions de gaz à effets de serre sur place.

De l’avis de M. Bloomberg et de ses proches collaborateurs, la taxe antipollution pourrait générer plus de 500 millions de dollars par an. Moins de véhicules signifieraient moins de gaz polluants dans l’air, estiment-ils. L’ONU, dont le siège est situé à Manhattan, applaudit cette approche. « C’est exactement le genre d’initiative que nous aimerions voir de plus en plus de villes et de communautés adopter », a déclaré Mme JoAnne DiSano, directrice de la Division onusienne du développement durable.

Cette mesure ne toucherait que 5% des personnes travaillant à Manhattan, assure M. Bloomberg. Toutefois, ses adversaires soutiennent que la taxe antipollution pénaliserait les personnes travaillant à New York et n’ayant pas les moyens d’habiter dans cette ville. Le maire Michael Bloomberg reconnaît que la tache ne sera pas facile. Mais il promet de déployer des efforts pour faire adopter la taxe antipollution de 8 dollars. « Si nous ne le faisons pas maintenant, nous n’y parviendrons jamais », a -t-il souligné.

Londres dispose d’une taxe similaire à celle que le maire Bloomberg veut instaurer à New York. La mesure a nettement changé le visage de la capitale britannique, assure son maire adjoint, Nicky Gavron. « Toutes sortes de gens marchent beaucoup plus, font un plus de vélo, et l’aspect et l’ambiance des rues de Londres sont meilleurs, et bien entendu la qualité de l’air s’est nettement améliorée », a expliqué le maire-adjoint de Londres.

Antonio Villaraigosa, le maire de Los Angeles, la deuxième ville la plus importante des Etats-Unis, se prépare lui aussi à annoncer un plan de réduction des émissions de gaz carbonique.

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