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Gabon : Le chikungunya sévit à Libreville et dans ses environs


Le gouvernement gabonais a fait état d’une épidémie de chikungunya dans le pays. Selon les sources sanitaires, plus de 5 500 cas ont été dénombrés dans la seule province de l’Estuaire où est située Libreville, la capitale. « Les premières analyses, à partir des prélèvements effectués chez des patients expatriés et envoyés à Marseille (France), indiquent qu’il s’agit d’une infection virale due au virus chikungunya », souligne un communiqué du conseil des ministres publié par le quotidien l’Union. Des experts nationaux et ceux de l’OMS ont été mobilisés pour élaborer une stratégie de lutte contre la maladie. Le chikungunya est traditionnellement présent en Afrique de l’Est. En 2006, cette maladie a fait quelque 254 décès à La Réunion.

Le virus menace tous les pays d’Afrique centrale, explique Christophe Paupy, entomologiste médical de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), détaché à l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC) basée à Yaoundé. Selon M. Paupy, l’OCEAC n’a pas encore été sollicitée par les autorités gabonaises. Tous les pays de la région sont menacés dans la mesure où le virus « circule régulièrement » en Afrique centrale, souligne l’expert qui relève que des études sérologiques avaient déjà permis de détecter la présence du chikungunya au Cameroun.

« Du fait de l’endémie palustre, chaque fois qu’on a une fièvre, on a tendance à assimiler cela à un palu, et des épidémies de chikungunya ou autres arboviroses d’ailleurs, comme la dengue, passent inaperçues », a expliqué Christophe Paupy. Les gens sont maintenant un peu plus sensibilisés à cause des épidémies de l’Océan indien, a-t-il fait remarquer. Faute de vaccin, les moyens de se prémunir contre le chikungunya sont : La protection personnelle contre les moustiques à l’aide de répulsifs et la lutte contre le vecteur de cette maladie.

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