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Antirétroviraux de seconde génération : un nouvel espoir pour les malades du Sida


La Fondation Clinton a signé mardi un accord avec les laboratoires indiens Cipla et Matrix pour l’acquisition de traitements antirétroviraux de seconde ligne à prix réduits, au profit des pays défavorisés. Interrogé par l’animatrice du magazine scientifique de la VOA, Calie Rerodo, le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Denis Simonneau a lié cet accord à l’initiative internationale Unitaid de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.

Cette initiative remonte au constat fait par le Sommet du millénaire en 2000 sur la nécessité d’accroître les ressources pour le développement des pays défavorisés. Les présidents Jacques Chirac de France et Lula Da Silva du Brésil ont, par la suite, décidé de lancer le système dit des financements innovants. De là découle l’idée d’une contribution de solidarité prélevée sur les billets d’avion.

Celle-ci a été mise en œuvre par la France depuis le 1er juillet 2006, suivie par trente-deux autres ; ce qui a permis de lever quelques 300 millions de dollars au titre de l’année 2007. Ces fonds permettent de soutenir des programmes des programmes de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. C’est notamment le cas du programme du président Clinton ayant trait aux traitements antirétroviraux de seconde ligne. Unitaid fournira 120 millions de dollars à la fondation.

Le Gabon fait partie des premiers pays en Afrique subsaharienne à bénéficier de l’initiative Unitaid et des 66 pays bénéficiaires des ARV à prix réduits fournis par la Fondation Clinton. Le secrétaire général du réseau gabonais des organisations de lutte contre le Sida, Mpanga George, par ailleurs membre du Conseil économique et social du Gabon, a déclaré à la Voix de l Amérique que « cette nouvelle mesure octroyée par la Fondation Clinton est une révolution dans le domaine de la lutte contre le VIH/sida. » M. Mpanga a réitéré l’importance d’acheter des antirétroviraux à prix réduits dans un pays comme le Gabon, dont le taux de prévalence est de 8 % des personnes sexuellement actives.

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