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Nigeria : Kano à feu et à sang peu avant la présidentielle


Les forces de sécurité nigérianes ont tué au moins 25 Islamistes, au cours d’affrontements, mercredi, à Kano, dans le Nord du pays. La veille, des islamistes avaient attaqué un commissariat de police, tuant 13 personnes. D’après les autorités, l’armée leur donne la chasse dans un quartier dont ils s’étaient emparés après l’attaque du commissariat de police.

Les habitants de Kano pensent que les islamistes avaient lancé cette attaque pour venger le meurtre, la semaine dernière, d’un imam conservateur, dans une mosquée de la ville. Il y aurait eu beaucoup de morts de part et d’autres, selon le chef du bureau ouest-africain de la VOA, Nicolas Colombant, qui s’est rendu sur place à Kano. La population locale présente ces islamistes comme étant d’origine étrangère, a-t-il expliqué dans un entretien avec Nelly Daynac.

Au plan politique, le gouvernement nigérian affirme que l’élection présidentielle de samedi se tiendra comme prévu, bien que l’opposition eût demandé son report. Une coalition de 18 partis d’opposition a rejeté les résultats du scrutin régional du 14 avril, que le parti au pouvoir a remporté haut la main. Ces partis ont signé, mercredi, un accord dans lequel ils demandent l’annulation pure et simple des élections organisées la semaine dernière, ainsi que celles prévues samedi.

Les opposants jugent chaotiques les élections qui ont permis de choisir, la semaine dernière, les élus des assemblées législatives et les gouverneurs des 36 états. Ils exigent la dissolution de la commission électorale nationale et la désignation de personnalités plus compétentes pour gérer les élections. Ils se sont engagés à boycotter le scrutin de samedi si ces conditions n’étaient pas remplies. Or la constitution nigériane prévoit le bouclage du processus électoral avant le 29 avril 2007, compte tenu de la fin du dernier mandat du président Obasanjo.

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