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Mauritanie: Les jalons de Sidi Ould Cheikh Abdellahi 


A quelques jours de sa prestation de serment, le président élu mauritanien, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, s’est entretenu avec Idriss Fall au sujet de ses priorités et de l’avenir de son pays. Rappelant ses promesses électorales, il a assuré vouloir régler le problème des déportés mauritaniens « au total dans un délai n’excédant pas 12 mois, avec une préférence nette pour le fait de pouvoir, si cela s’avère possible, le régler dans un délai de six mois. »

Ce problème, a-t-il dit, doit être résolu « sur la base de la reconnaissance du fait que les Mauritaniens qui sont à l’extérieur et qui veulent rentrer chez eux ont le droit le plus absolu de pouvoir revenir. » Reconnaissant les difficultés auxquelles feront face certains exilés dépourvus de documents officiels d’identification, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi a indiqué qu’il sera fait appel « aux imams, aux oulémas des mosquées » qui, dit-il, connaissent tout le monde en Mauritanie.

Le président élu mauritanien a promis que tout sera mis en œuvre, dans la mesure du possible, pour indemniser les Mauritaniens qui retourneront dans leur pays et les aider à récupérer leurs biens. Tout cela se fera « dans l’intérêt supérieur du pays », a-t-il dit.

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi a souligné qu’il s’était présenté à l’élection présidentielle en tant que « candidat indépendant » et qu’il est disposé à travailler avec tous ceux qui se reconnaissent dans son programme. Il n’a pas tari d’éloges à l’endroit de son adversaire au second tour, Ahmed Ould Daddah. « C’est un ami, c’est un homme pour qui j’ai énormément de respect et de considération, et Ahmed Ould Daddah pèsera certainement beaucoup dans la vie et dans l’évolution du pays », a-t-il dit, expliquant par la même occasion que le statut de l’opposition mauritanienne prévoit que « le chef de l’Etat devra se concerter avec le chef de l’opposition sur un certain nombre de sujets importants concernant le pays. »

Interrogé par Idriss Fall sur la place du fer et du pétrole brut dans le développement économique de la Mauritanie, le président élu mauritanien a été catégorique : « Le développement, c’est le travail, c’est le développement des ressources humaines. C’est une erreur de croire des ressources matérielles simples, de l’argent suffisent pour développer un pays », a-t-il martelé.

Concernant un éventuel retour de son pays au sein de la CEDEAO, le président élu a souligné la « situation particulière » de Mauritanie. Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi a cependant fait état d’une « volonté politique de faire le maximum de choses avec la CEDEAO et les pays membres de la CEDEAO, et avec le souci de préserver quelques intérêts particuliers liés à une situation particulière. »

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