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Maghreb : Al Qaida attaque en Algérie


La branche d’al-Qaida en Afrique du Nord a revendiqué les attentats à la voiture piégée qui ont fait 24 morts et plus de 200 blessés mercredi à Alger. Le mouvement « al-Qaida dans le Maghreb islamique » l’a annoncé hier, dans un message publié sur Internet. Les bombes ont explosé devant les bureaux du Premier ministre Abdelaziz Belkhadem au centre d’Alger et près d’un commissariat de police dans la banlieue Est. Le chef du gouvernement algérien, qui n’a pas été blessé, a qualifié ces attaques de criminelles et de lâches. Washington et Paris ont également condamné ces attentats.

Expliquant cette nouvelle vague d’attentats terroristes en Afrique du Nord (après ceux du Maroc), Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS à Paris, a rappelé que le Groupe salfiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien a fait allégeance à al Qaida il y a quelques temps. « On assiste à un glissement qui s’est opéré tout au long des années 90, où des mouvements radicaux islamiques, qui avaient un objectif national de créer un Etat islamique dans un pays donné, se sont scindés petit à petit entre une tendance qui est restée nationale - et qui est maintenant un petit peu marginalisée- et une tendance qui a passé à l’international et donc qui a rejoint al Qaida », a expliqué l’expert français dans un entretien avec nelly Daynac.

Olivier Roy prédit qu’on va « très certainement avoir des attentats à la fois au Maroc, en Algérie et en Tunisie.» Il note que les risques existent également en Europe. Pour ce qui est l’Amérique, « c’est une question de moyens», a-t-il souligné. « Or, il y a manifestement très peu de relais parmi la population musulmane américaine alors qu’il y a une potentialité de recrutement qui est supérieure chez les musulmans européens et en particulier ceux qui vivent en Grande-Bretagne », a expliqué Olivier Roy.

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