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Sénégal : La société civile contre le boycott des législatives


Le Sénégal s’achemine vers les élections législatives du 3 juin prochain. Le pays compte 80 partis et 15 listes vont être engagées dans la course, l’opposition dite « significative » ayant opté pour la politique de la chaise vide. La société civile sénégalaise se mobilise dans l’espoir de changer cet état des choses. Le boycott serait « une catastrophe pour la démocratie sénégalaise, (…) sujet de fierté pour le Sénégal », estime Alioune Tine, secrétaire exécutif de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADHO).

L’absence de l’opposition aux prochaines législatives renverrait le pays aux années 60, « où le parlement était monocolore ou composé de partisans favorables au président de la République », a expliqué M. Tine dans un entretien avec Idriss Fall. L’opposition justifie son attitude par les irrégularités qu’elle dit avoir constatées lors de la récente élection présidentielle. La RADHO compte sortir un rapport relevant les nombreux ratés de cette présidentielle, a indiqué Alioune Tine en précisant cependant que ces ratés « ne sont pas de nature à remettre en cause le résultat de la présidentielle. »

De l’avis du secrétaire exécutif de la RADHO, l’opposition aurait tout à fait raison de demander une concertation avec le gouvernement pour renforcer le processus électoral. Pour sa part, le président Abdoulaye Wade « a intérêt à discuter avec l’opposition et également à voir les moyens de renforcer la démocratie », a souligné Alioune Tine.

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