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Tchad: Amnesty demande à N’Djaména d’accepter l’envoi d’une force onusienne


Suite aux récentes attaques de milices contre les populations de l’Est du Tchad, Amnesty International demande au Gouvernement tchadien de revoir sa position par rapport au déploiement des troupes onusiennes pour protéger ces populations. «Comme l’Etat tchadien semble incapable, pour l’instant, de remplir cette tache, et puisqu’il y a des discussions avec les Nations unies pour un déploiement d’une force multidimensionnelle (…), Amnesty demande à ce que cette force puisse se déployer très rapidement, vu la situation dans l’Est du Tchad », a expliqué Arnaud Royer, chercheur au bureau Afrique centrale d’Amnesty International à Londres, dans un entretien avec Lamia Gritli.

Selon M. Royer, ce que veulent les Tchadiens, ce sont des opérations de police uniquement, dans les camps de réfugiés. Toutefois, les déplacés, qui sont à l’extérieur des camps de réfugiés, ne pourraient pas bénéficier de cette protection, fait-il remarquer. Le chercheur d’Amnesty est d’avis qu’aucun Etat de l’Onu n’accepterait de déployer des hommes « dans une situation très volatile sans un appui militaire. » Pour ce qui de la crainte des autorités tchadiennes d’une intervention onusienne au Darfour à partir du Tchad, M. Royer a expliqué que l’Onu envisage de déployer cette force uniquement en RCA et au Tchad pour régler le problème de la sécurité dans ces deux pays. La question, a-t-il dit, doit se régler avant la saison des pluies, qui empêcherait les populations de retourner dans leurs villages.

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