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OMC : Les cotonculteurs continuent de frapper à la porte


Une conférence de haut niveau consacrée au coton s’est tenue les 15 et 16 mars 2007 à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à Genève. Depuis 2003, les pays du C4 – le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad – déploient des efforts pour que les négociations du Cycle de Doha accordent une attention particulière à la filière coton. Dans un entretien avec Samuel Kiendrébéogo, Samuel Améhou, ambassadeur du Bénin à l’OMC et porte-parole du C4, a expliqué que la réunion de Genève a permis de « remettre le dossier coton de plein pied dans les consultations au niveau de l’OMC, en ce qui concerne l’agenda de Doha. » Si rien n’est fait pour « aider la filière de maintenir la tête hors de l’eau, il est à craindre que celle-ci disparaisse », a averti M. Améhou. Selon le porte- parole du C4, la transformation du coton par les pays africains producteurs - qui exportent 95% de leur production – permettrait de de créer des emplois et atténuer le choc des fluctuations des cours.

Cependant, le problème resterait posé si les pays occidentaux subventionnaient leurs articles. Ceux fabriqués en Afrique pourraient toujours connaître des difficultés de vente sur le marché mondial, a souligné Samuel Améhou, faisant remarquer, par ailleurs, que les pays du Sahel ont une marge très limitée de diversification de leur agriculture du fait de la pauvreté de leur sol. « D’où la nécessité de régler définitivement la question des subventions agricoles afin de permettre aux pays en développement de pouvoir vivre de leurs produits », a dit le porte-parole du C4.

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