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Côte d’Ivoire: Les femmes, victimes oubliées de la crise


En Côte d’Ivoire, des groupes armés ont violé ou se sont livrés à des agressions sexuelles sur des centaines, et peut même peut-être des milliers de femmes et de jeunes filles, au cours de ces dernières années. C’est ce qui ressort d’un rapport d’Amnesty International publié jeudi.

D’après Amnesty International, les forces de sécurité du gouvernement et les combattants rebelles se servent du viol comme arme de guerre, afin de terroriser les populations civiles. Des femmes, mais aussi des fillettes de dix ans ont été victimes de viols ou encore contraintes de se prostituer. Les victimes sont souvent battues et torturées après avoir été violées, note Amnesty dans son rapport. Ces exactions sont souvent commises en public, devant la famille, notamment des enfants. Certaines femmes ont même été violées près de cadavres de membres de leur famille.

« On a parlé de beaucoup de choses dans le conflit ivoirien, mais on a laissé tombé les femmes qui ont été victimes de viols d’une très grande brutalité, » a expliqué Salvator Saguos d’Amnesty International dans un entretien avec Camille Grosdidier. Le rapport d’Amnesty International a été rédigé d’après des interviews réalisées en Côte d’Ivoire en 2005 et 2006 avec des victimes, leurs parents, des militants des droits de l’homme et des travailleurs humanitaires.

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