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La RDC et l’Angola vont clarifier le tracé de leur frontière commune


La frontière entre la RDC et l’Angola, le long de la province congolaise du Bandundu, a fait l’objet d’une réunion, mardi, à Kinshasa, de délégations des deux pays. La semaine dernière, le ministre congolais de la Communication avait fait état de la présence de troupes angolaises dans la province du Bandundu, expliquant que celles-ci étaient à la recherche de militants séparatistes de l’enclave angolaise du Cabinda.

Dans un entretien avec Ferdinand Ferella, le ministre angolais des Relations extérieures, Joao Miranda, a assuré qu’il n’y a pas de troupes angolaises en RDC et que son pays n’a pas de plan d’attaque de la RDC. Selon le ministre angolais, la police angolaise s’est récemment déployée dans un village situé en territoire angolais, mais où vivent des Congolais depuis les années 1960.

S’étant de tout temps crus en territoire congolais, les habitants du village ont pensé à une invasion, a-t-il. Il y a eu une mauvaise interprétation du tracé de la frontière par la population, mais pas par le gouvernement congolais, a indiqué le ministre angolais, en précisant qu’une mission conjointe se rendra sur le terrain pour localiser les bornes le long de la frontière entre les deux pays.

Les autorités congolaises corroborent cette explication du problème. Les données techniques des experts envoyés côté angolais comme congolais prouvent que la frontière n’a pas été franchie par les policiers angolais, a indiqué, de son côté le ministre congolais de l’Intérieur, Denis Kalume.

Du fait de la guerre dans la région, la zone était occupée par le leader rebelle Jonas Savimbi, et les mouvements de populations ont amené certains villages à reculer de 20 km et d’autres à descendre 20 km plus au Sud, en territoire angolais, a expliqué le ministre congolais de l’Intérieur. Il faut un statut particulier à ces populations afin qu’elles vaquent à leurs occupations de part et d’autre de la frontière, a-t-il dit.

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