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Guinée: Entre l’espoir et l’inquiétude


Les Guinéens attendent impatiemment la levée, cette semaine, de l’état de siège instauré depuis le 12 février 2007. Certains espèrent que la fin du couvre-feu leur permettra de reprendre leurs activités normales. D’autres, en revanche, s’inquiètent au sujet du blocage dans les négociations entre le gouvernement et les syndicats. Les responsables syndicaux affirment que le gouvernement leur demande d’accepter la nomination, au poste de Premier ministre, de M. Eugène Camara, alors qu’eux le considèrent comme trop proche du président Lansana Conté, au pouvoir depuis son coup d’Etat de 1984.

L’Assemblée nationale de Guinée a convoqué une session extraordinaire pour vendredi, 23 février, date-limite de l’état de siège, rapporte notre correspondant Alpha Kabinet Doumbiya. Selon toujours notre correspondant, deux délégations sont attendues à Conakry jeudi. Il s’agit de celle du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme et de celle de la CEDEAO. Cette dernière est conduite par l’ancien président nigérian Ibrahim Babangida et le président de la commission de la CEDEAO, Mohamed Ibn Chambas, cette fois-ci en qualité de médiateurs dans la crise guinéenne.

Pour l’heure, les médias indépendants guinéens ont cessé leurs activités. Les radios n’émettent plus, « soit par crainte de représailles, soit parce qu’elles ont été fermées », et les journaux ne peuvent pas paraître dans des conditions aussi difficiles, a expliqué Léonard Vincent de Reporter dans frontières (RSF) dans un entretien avec Camille Grosdidier. Faute de médias, toutes les rumeurs et les incitations à la violence passent par d’autres canaux, a averti M. Vincent qui qualifie la situation « d’extrêmement dangereuse. » RFS a appelé à la levée immédiate de l’état de siège en Guinée.

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