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USA: La Nouvelle-Orléans à l’heure du Mardi gras


Dévastée par l’Ouragan Katrina en 2005, la Nouvelle-Orléans ne s’est pas encore complètement remise du désastre. Toutefois, pendant le carnaval, tous les malheurs sont oubliés. Une foule nombreuse a assisté aux défilés qui traversent le grand port de la Louisiane pendant les 3 jours précédant le Mercredi des cendres.

-Avant l'ouragan Katrina, un million de visiteurs affluaient à La Nouvelle-Orléans pour les trois jours de carnaval, qui culminent le Mardi gras. Cette année, les organisateurs se disent satisfaits du nombre de touristes, en hausse par rapport à l’année dernière. La recrudescence de la criminalité ces derniers mois faisait redouter une moindre affluence. Des fêtards venus du monde entier étaient au rendez-vous et ont chaleureusement applaudi les défilés et autres manifestations de joie dans les rues du Vieux carré. Ce quartier français, situé dans le centre-ville, a été remis à neuf après le passage de Katrina.

Les milieux d’affaires estiment que relancer le Mardi gras est une étape importante pour rétablir le tourisme dans la ville. Néanmoins, 50 pour cent de la population n’est toujours pas revenue, et les dégâts causés par l’ouragan sont encore très évidents à travers la grande métropole de Louisiane. Sauf dans le Vieux carré et le centre d’affaires. Que manque-t-il d’autre? La musique, répondent les touristes. « Ce n’est pas comme autrefois. Non. Il n’y a pas de musiciens dans la rue. Il y en avait beaucoup plus avant », explique un touriste.

Un grand nombre de musiciens ont perdu leur domicile dans les inondations et se sont dispersés à travers le pays. Leur spécialité, le jazz des rues, a disparu. La Nouvelle-Orléans a toujours été synonyme de jazz, mais très peu de clubs ont pu rouvrir. Les efforts pour leur venir en aide n’ont rencontré qu’un succès modeste. « Cela a été dur cette année de gagner sa vie ici, parce qu’il y a de moins en moins d’endroits où l’on peut jouer », explique Joe Braun, musicien local.

Un grand nombre de clubs sont trop endommagés. D'autres se consacrent maintenant au rock and roll, pour mieux plaire aux touristes; si bien que l’orchestre de jazz de Steve Venet a dû s’exiler loin du Vieux carré. « Ici, c’est très local. Il y a très peu de touristes qui s’aventurent jusqu’ici », explique le musicien. Sans les touristes, la Nouvelle-Orléans ne pourra pas revivre. En attendant des jours meilleurs, les jazzmen noient leur chagrin dans la musique.

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