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Guinée: Calme précaire après les incidents ayant fait au moins 40 morts


En Guinée, au moins 40 personnes ont été tuées au cours de deux semaines d’affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants. Selon des sources hospitalières, au moins 20 personnes ont été tuées par balles, par les forces de l’ordre, à Conakry, lundi. Il s’agit là des affrontements les plus meurtriers depuis le début de la grève, le 10 janvier 2007. En deux semaines, des protestataires ont été tués et d’autres arrêtés dans tout le pays. Selon notre correspondant à Conakry, Alpha kabinet Doumbiya, les centrales syndicales ont accepté de reprendre les négociations avec le gouvernement mercredi, à partir de 10H.

Les leaders syndicaux, qui mobilisent les manifestants depuis deux semaines, maintiennent leur mot d'ordre de grève. Ils exigent la démission du président Lansana Conte qu’ils accusent d’être corrompu, d’avoir truqué les élections et contribué au déclin économique du pays. Ils reprochent aussi au chef de l’Etat d’avoir libéré deux hommes d’affaires accusés de corruption. Les défenseurs des droits de l’Homme demandent à la CEDEAO d’envoyer rapidement une mission de paix pour remédier à la situation.

L’Union interafricaine des droits de l’Homme se dit préocupée par la situation en Guinée. « La Guinée, aujourd’hui, vit les conséquences d’un cas typique de mauvaise gouvernance qui caractérise l’Afrique », a dit Patrick Ngouan, président de cette association, dans une interview accordée à Nicolas Colombant. L’Union s’apprête à envoyer une mission en Guinée, a-t-il annoncé.

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