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Moyen-Orient : Condoleezza Rice prédit une intensification des efforts de paix


La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice dit qu’elle s’attend à ce que les efforts de paix s’intensifient au Moyen-Orient, à la suite de sa visite dans la région. Mme Rice se trouve, à Londres, pour discuter de l’Irak et du conflit israélo-palestinien. Les conditions au Moyen-Orient sont maintenant « beaucoup plus propices » à un accord qu’au cours de ces dernières années, a-t-elle dit à la presse, au cours d’un vol Berlin-Londres.

Le chef de la diplomatie américaine a indiqué qu’une intense activité diplomatique va commencer le 2 février, par une rencontre, à Washington, du Quartet sur le Moyen Orient - au sein duquel se retrouvent les Etats Unis, l’Union européenne, les Nations Unies et la Russie. Le point d’orgue de ces efforts diplomatiques sera une réunion « à Trois » à la mi - février avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Le lieu n’a pas encore été fixé.

Principal succès du récent séjour de la secrétaire d’Etat américaine au Moyen-Orient, ce sommet tripartite abordera les questions relatives au statut final du processus de paix. Et ce, pour la première fois depuis les efforts infructueux de l’ancien président américain Bill Clinton. Les discussions porteront notamment sur le problème des réfugiés et les frontières d’un Etat palestinien. Mme Condoleezza Rice se dit prête, personnellement, à tout faire pour aider Israéliens et Palestiniens à parvenir à un accord au sujet de la solution des deux Etats.

Au cours de son voyage en Jordanie, en Egypte, en Arabie saoudite et au Koweït, le chef de la diplomatie américaine a discuté de la nouvelle stratégie du président Bush consistant à envoyer des renforts de troupes américaines en Irak pour stabiliser la situation dans ce pays. Plusieurs observateurs ont été surpris que Mme Rice n’ait pas inclus Bagdad dans son périple.

La secrétaire d’Etat américaine a minimisé l’idée qu’il y aurait des dissensions entre l’administration américaine et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. Ce dernier avait sévèrement critiqué de récents propos de Mme Rice selon lesquels « l’Irak ne dispose que de peu de temps. » La secrétaire d’Etat américaine se dit désolée que M. Maliki s’offusque de ces propos qui, a-t-elle dit, visaient à traduire l’urgente nécessité de mettre un terme à la violence intercommunautaire en Irak.

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