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« Daratt, saison sèche », une quête africaine de réconciliation


Prix spécial du jury du récent festival cinématographique de Venise, « Daratt, saison sèche » est le troisième film long métrage du Tchadien Mahamat Saleh Haroun. Il raconte l’histoire d’un jeune de 16 ans qui, après l’amnistie décrétée par le gouvernement tchadien, est envoyé par son grand-père pour retrouver et tuer l’assassin de son père. L’adolescent retrouve sa cible devenue entre-temps boulanger et se met à son service pour mieux préparer sa vengeance. C’est alors que s’instaure entre eux une relation complexe, s’inscrivant progressivement à l’opposé de son projet de vengeance.

« Daratt, saison sèche » pose la question de savoir « comment se construire après avoir fait autant de mal, après avoir eu autant de haine, comment essayer de vivre ensemble et partager le même espace », a expliqué Mahamat Saleh Haroun dans une interview accordée à Henry Francisque. Le film a été tourné au Tchad, avec des acteurs non professionnels. Ceux-ci « ne sont pas allés dans des écoles; ce sont des gens, tout simplement, qui, comme de très bon artisans, font très bien leur travail, et cela se voit à l’écran », souligne le réalisateur.

Le tournage de « Daratt, saison sèche » en avril 2006 a été brièvement interrompu par une attaque des rebelles du Front uni pour le changement (FUC) contre N’djaména. Mahamat Saleh Haroun a indiqué avoir présenté son film en exclusivité au Tchad, en octobre 2006. Pour ce qui est de la distribution africaine, le Mali, le Burkina, Afrique du Sud et l’Ethiopie sont au programme, a-t-il dit, ajoutant que d’autres pays africains suivront en fonction des contacts avec les distributeurs locaux.

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