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Somalie: Une intervention éthiopienne à haut risque, estime Roland Marchal


En Somalie, les forces de l’Union des tribunaux islamiques battent en retraite, face aux forces éthiopiennes et aux troupes gouvernementales somaliennes qui progressent vers Mogadishio, la capitale. Selon des témoins oculaires et les dépêches d’agence, les soldats du gouvernement intérimaire somalien et leurs alliés éthiopiens ont pris au moins quatre localités dans le centre de la Somalie après un repli des forces islamistes, une initiative qualifiée par ces dernières de « retrait tactique ».

Les militaires éthiopiens sont maintenant à moins de 100 kilomètres de Mogadiscio, affirme un officiel du gouvernement intérimaire de Baidoa. Cependant, un haut responsable du mouvement islamiste, Sheik Sharif Sheik Ahmed, prédit que toute attaque contre la capitale se terminera en désastre pour les assaillants. A Addis Abeba, le Premier ministre éthiopien annonce que ses forces ont mis en déroute les islamistes. Meles Zenawi ajoute que les troupes de son pays quitteront la Somalie une fois leur mission accomplie.

Pour Roland Marchal, rédacteur en chef de la revue « Politique africaine », cette intervention éthiopienne présente le risque de faire dégénérer le conflit inter-Somalien. Si le rapport de force est en faveur de l’Ethiopie, en revanche, la question se pose de savoir jusqu’où les Ethiopiens pousseraient l’avantage militaire, fait remarquer M. Marchal qui s’étonne du silence de la communauté internationale face à cette situation.

Le rédacteur en chef de « Politique africaine » affirme que le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi poursuit des objectifs autres que la défense du gouvernement intérimaire somalien et les conséquences de cette expédition militaire se feront sentir dans la région dans les mois à venir.

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