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RCA : Les rebelles de l’UDFR appellent au dialogue avec le gouvernement


Les rebelles de l’Union des forces pour le rassemblement (UDFR) opérant dans le Nord-Est du pays affirment avoir arrêté leur progression vers Bangui, la capitale, et exigent la tenu d’une table-ronde. Ils ont lancé un appel aux leaders de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pour qu’ils contribuent à la tenue d’une telle rencontre.

Dans un entretien avec Ferdinand Ferella, le capitaine Abakar Sabone, chargé de la sécurité et porte-parole de l’UDFR, a nié tout soutien extérieur. Faute de dialogue, les rebelles n’auront pas d’autre choix que de marcher sur Bangui, a averti le porte-parole rebelle.

Pour sa part, Mme Catherine Samba-Panza, présidente du Comité de suivi des actes du dialogue national centrafricain, désapprouve le recours aux armes des rebelles centrafricains. Toutefois, dans un entretien avec Lamia Gritli, Mme Samba-Panza exhorte le gouvernement à opter pour le dialogue avec les rebelles.

Les autorités centrafricaines disent, de leur côté, qu’elles se préparent à une riposte contre l’avancée des rebelles. Dans un entretien accordé à l’envoyée spéciale de la VOA à Bangui, Lamia Gritli, le porte-parole de la présidence centrafricaine, Cyriaque Gonda, a reconnu l’occupation de localités centrafricaines par les rebelles.

M. Gonda a cependant assuré les combattants de l’UDFR se heurteront au « verrou » que constitue la présence, dans les localités de Wada et de Bria, des forces de la CEMAC et d’un détachement des Forces armées centrafricaines (FACA). Le gouvernement renforce ses capacités militaires dans la région grâce à un appui logistique de la France, a expliqué M. Gonda, précisant que les forces de la CEMAC ont pour mandat d’assurer la sécurité de la RCA et de défendre les populations civiles. Le porte-parole présidentiel centrafricain a aussi rappelé la présence de plus les 260 militaires français basés en RCA. Le gouvernement retarde sa riposte par « choix stratégique, » a expliqué M. Gonda.

Selon le porte-parole présidentiel centrafricain, le président Bozize n’a pas encore parlé du dialogue en tant que tel. « Nous n’avons jamais été saisis d’une proposition de dialogue par les canaux normaux, sauf par la voie des ondes avec les déclarations des leaders rebelles aux médias, » a-t-il souligné. On ne peut pas parler de dialogue en même temps qu’on recourt à la violence comme le font les rebelles, estime M. Gonda.

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