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RDC : regain de tension à l’approche du second tour de la présidentielle


La Mission des Nations unies au Congo s’inquiète d’une hausse préoccupante des incidents violents depuis le début de la campagne électorale pour le second tour de la présidentielle de l’élection présidentielle le 29 octobre. La division des droits de l’Homme de la MONUC déplore les incidents survenus récemment à Lubumbashi et à Lodja au Kasaï oriental où des partisans des deux candidats en lice pour le second tour se sont affrontés.

Fernando Castanon, chef de la division des Droits de l’Homme appelle les états-majors politiques à signer un acte d’engagement pour le respect des principes et normes en matière d’organisation des manifestations publiques. Par ailleurs, les états-majors des deux candidats discutaient depuis plusieurs semaines, sous la médiation de l’ONU « d’une éventuelle reconnaissance par le vainqueur de la présidentielle d’un statut particulier pour le vaincu et l’octroi de divers privilèges. En échange, le vaincu s’engagerait à ne pas contester par la violence les résultats du scrutin. »

L’Alliance de la majorité présidentielle, qui soutient le président sortant, Joseph kabila, vient de rejeter toute idée de négocier, à priori, d’un statut particulier pour l’opposition. Cela relève du domaine du parlement, estime Olivier Kamitatu, porte-parole de l’Alliance de la majorité parlementaire. « Nous ne sommes pas disposés à des statuts particuliers, individuels, qui reproduisent malheureusement les privilèges qui ont trop longtemps ruiné la Republique démocratique du Congo mais surtout ruiné la crédulité du pays, » a expliqué M. Kamitatu.

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