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RDC: pressions croissantes sur les rebelles rwandais des FDLR


A l'issue des élections congolaises en cours, l’Union européenne a l’intention d’accroître la pression politique et militaire sur les rebelles rwandais des FDLR opérant dans l’Est de la RDC afin qu’ils regagnent leur pays d’origine. C’est ce qu’a déclaré l’émissaire spécial de l’Union européenne pour l’Afrique des Grands Lacs, Aldo Ajello.

Dans un entretien avec Robert Daguillard, chef du service Afrique centrale de la VOA, M. Ajello a expliqué que « le profil bas » observé par rapport à ce dossier durant les préparatifs et la tenue des élections en RDC devra faire place à l’action. « Une fois les élections terminées et un gouvernement légitime installé, je crois que ce problème devra être résolu, » a-t-il déclaré.

Pour ce qui est de la stratégie adoptée face aux FDLR, M. Ajello la subdivise en deux volets: l’aspect militaire avec les pressions que l’armée congolaise, appuyée par la MONUC, exercera sur les rebelles, et en même temps, des mesures incitant les FDLR à rentrer au Rwanda. « Ces forces étrangères, en armes, ne pourront pas être tolérées dans un pays souverain, » a averti M. Ajello. S’ils ne veulent pas rentrer, il faudra leur trouver un pays d’asile, estime l’émissaire spécial de l’Union européenne pour l’Afrique des Grands Lacs.

Concernant l’attitude des autorités rwandaises vis-à-vis des opposants, M. Ajello a indiqué que, selon des sources européennes sur place, ceux qui sont retournés ont été « régulièrement intégrés et bien traités. » Evidemment, si certains d’entre eux veulent constituer un parti lié de près ou de loin à l’expérience du génocide de 1994, cela serait inacceptable, a fait remarquer Aldo Ajello.

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