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RDC:  Des questions sur l’intégration des miliciens dans l’armée


Deux chefs de milice de l’Ituri, Peter Karim du Front des nationalistes et intégrationistes (FNI) et Mathieu Ngudjolo du Mouvement révolutionnaire congolais (MRC), ont été élevés au grade de colonel au sein des forces armées de la RDC. Ces promotions sont contestées par les organisations des droits de l’Homme qui rappellent que ces anciens chefs de guerre s’étaient rendus coupables d’atrocités.

Dans un entretien avec Ferdinand Ferella, le ministre congolais de la Défense, Adolphe Onusumba, a expliqué que l’intégration de ces chefs de milice a été précédée par des négociations avec les miliciens, avec la participation de la Mission de l’ONU en RDC (MONUC). Avant la libération des casques bleus népalais qu'ils avaient pris en otage, les miliciens ont présenté leurs desiderata, notamment l’octroi de grades dans l’armée et l’amnistie ; ce qui leur a été accordé, a expliqué M. Onusumba.

Pour le ministre congolais de la Défense, le pays a besoin d’une armée nationale intégrée, à même de défendre les intérêts de la population et les frontières. M. Adolphe Onusumba a précisé que d’ici le 31 décembre, tous les miliciens qui ne se seront pas rendus à l’armée seront traqués et traduits en justice.

Même au nom de la paix, on ne peut pas laisser impunis tous les crimes commis en Ituri, estime Joel Bissubu, secrétaire général-adjoint de « Justice Plus, » ONG de basée à Bunia. M. Bissubu a rappelé que son organisation et d’autres déplorent depuis longtemps l’attitude du gouvernement vis-à-vis des miliciens responsables de ces exactions. Quelle armée veut-on former au Congo dans ces conditions ? S’est-il demandé.

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