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Déchets toxiques : Une sérieuse menace  en Afrique selon le responsable de l’association Oceania


Deux directeurs de la compagnie néerlandaise Trafigura Beheer arrêtés en Côte d’Ivoire en rapport avec le déversement, à Abidjan, de déchets toxiques qui ont fait 7 morts. Ces deux ressortissants français sont accusés d’empoisonnement et de violation des lois sur les déchets toxiques. Ils sont détenus dans une prison locale. Trafigura se dit choqué par ces arrestations.

Le mois dernier, un navire de cette compagnie a acheminé les déchets toxiques jusqu’au port d’Abidjan où la société ivoirienne Tommy les a déversés dans environ 14 décharges de la capitale économique ivoirienne. L’opération de nettoyage des déchets devrait durer plusieurs semaines.

Dans les pays où n’y pas de gouvernements réellement transparents, où des ministres « corruptibles sont à l’affût » pour gagner de l’argent, ces problèmes se posent régulièrement, explique Ali Aidar, militant écologiste sénégalais et responsable de l’association Oceania. Dans un entretien avec Nelly Daynac, M. Aidar a expliqué qu’à l’heure de la mondialisation, l’Occident produit beaucoup de richesses et beaucoup de déchets dans ce processus. Ne sachant que faire de ces déchets, les pays occidentaux les envoient à des sociétés fictives qui vont corrompre des responsables africains pour qu’ils les acceptent, a-t-il affirmé.

Pour M. Aidra, le cas de la Côte d’Ivoire est devenu une affaire mondiale parce qu’une grande partie de la population d’Abidjan a été affectée et les médias s’en sont saisis. Cependant, dans les cas où les déchets son enfouis, personne n’en parle, a-t-il déploré. Très souvent, des lois contre la pollution existent dans les pays africains, mais leur application fait défaut, fait remarquer le responsable de l’association Oceania. La solution, selon Ali Aidar, est de mettre en place des sociétés civiles fortes et des gouvernements transparents.

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