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Etats-Unis: Le dialogue interreligieux encouragé dans la guerre contre le terrorisme


Les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington s’étaient traduits, rappelons-le, par une hausse de la criminalité intercommunautaire aux Etats Unis. Immédiatement après les attaques, les accusations contre les musulmans avaient fusé de toute part. Certains avaient été pris à partie ou agressés; d’autres s’étaient plaints d’être injustement ciblés par les agences de sécurité.

Depuis, un dialogue a été initié et se poursuit activement. Un forum a récemment regroupé, ici à Washington, des représentants des agences de sécurité et de la communauté musulmane, notamment des Arabes et des gens originaires d’Asie méridionale.

« Le Comité arabe-américain contre la discrimination - ADC - a condamné sans équivoque la violence contre les civils. Nous avons été aussi catégoriques dans notre volonté d’aider à sécuriser le pays. Mais nous n’avons laissé aucun doute non plus au sujet de notre conviction que les efforts pour sécuriser le pays ne devraient pas se faire aux dépens de nos droits civiques, » explique Laila al-Qatami, porte-parole d’ADC.

De son côté, Wan Kim, ministre-adjoint au département des Droits civiques du ministère américain de la Justice, fait valoir que les efforts se poursuivent pour résoudre les difficultés auxquelles font face les membres de la communauté musulmane.

Selon Daniel Sutherland, un responsable du département de la Sécurité intérieure, ces discussions ont entraîné l’adoption de nouvelles mesures visant à calmer les craintes exprimées. « Nous avons organisé des cours de formation pour les agents des forces de l’ordre sur le profilage racial et la manière de cibler les gens qui vous inquiètent sans pour cela tomber dans le tri ethnique ou racial, » a-t-il expliqué.

Le président intérimaire du Fonds des américains d’origine Sikh pour la défense juridique et l’éducation, Manjit Singh, souligne de son côté que toutes les parties concernées ont appris à échanger leurs impressions sur les moyens pour les autorités de rester vigilantes sans pour autant enfreindre les droits civiques.

Pour Ahmed Younis, directeur national du Conseil musulman américain des affaires publiques, il faut que les autorités gagnent la confiance des groupes ethniques. Plus la confiance est grande, plus il est facile de procéder à des contrôles au sein de ces communautés, a-t-il fait remarquer.

Le patron de l’Unité du FBI, la police fédérale, chargée des relations avec les communautés est tout à fait d’accord. « J’invite tout le monde à déterminer comment faire passer les informations jusqu’à la base, jusqu’aux individus qui ont besoin de savoir qu’ils peuvent traiter avec leur gouvernement,» a expliqué Brett Hovington.

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