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Burundi : Accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les FNL


Le gouvernement burundais a signé un accord de cessez-le-feu avec les FNL, le dernier groupe rebelle encore actif dans le pays. Le président Pierre Nkurunziza et les leaders des FNL ont finalisé, jeudi, à Dar Es Salaam, en Tanzanie, l’accord conclu en juin dernier. L’Afrique du sud assurait, depuis mai, la médiation dans les négociations entre le gouvernement burundais et les rebelles.

Des Burundais interrogés par notre correspondant Eric Manirakiza se félicitent de la signature de l’accord de cessez-le-feu à Dar Es-Salam. Certains disent qu’ils espèrent que cet accord ramènera la sécurité dans le pays. « Pourvu que cela dure, » disent d’autres.

Cathy Clément, directrice du projet « Afrique centrale » d’International Crisis Group, a assisté à la signature de l’accord entre les parties burundaises. Dans un entretien avec Ferdinand Ferella, Mme Clément a parlé de « coup de théâtre » dans la mesure où, a-t-elle expliqué, certains, à force d’attendre, avaient pensé qu’il n’y aurait plus de signature d’accord jeudi. Pour l’heure, on ignore les détails de cet accord, a-t-elle indiqué.

Selon la directrice du projet « Afrique centrale » d’International Crisis Group, « il semblerait, d’après ce qu’on dit les chefs d’Etat de la région, que les négociations, (…) en ce qui concerne Dar Es-Salam et l’initiative régionale, sont terminées et que s’il doit encore y avoir encore des négociations, cela se passerait au Burundi, entre Burundais. »

Les FNL était le dernier irréductible des groupes rebelles Hutu qui avaient pris les armes, en 1993, contre le gouvernement burundais dominé, à l’époque, par les Tutsi. Les autres groupes ont été intégrés au gouvernement et à l’armée, au terme du processus de paix engagé il y a six ans. Quelque 300 000 Burundais ont trouvé la mort au cours de plus de dix ans de guerre civile.

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