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Crise du Darfour : Washington pas assez ferme selon ses critiques


Le conseil de sécurité a adopté, jeudi, une résolution prévoyant le déploiement d’une force onusienne au Darfour, mais pour ce faire, il faut l’accord de Khartoum. Or, à maintes reprises, le gouvernement soudanais a dit qu’il y est opposé. La secrétaire d’Etat adjointe américaine pour les Affaires africaines, Jenday Frazer, revient de Khartoum où elle a discuté du dossier avec le président soudanais Omar al-Bashir.

Mme Frazer pense que le Soudan finira par changer d’avis. « J’ai bonne confiance. Je pense qu’il finira par accepter la décision de l’Union africaine. Et celle-ci est qu’il faut qu’il y ait une transition de la mission de l’Union africaine à une mission de l’ONU » a-t-elle déclaré. Mme Frazer a précisé avoir remis au leader soudanais un message personnel du président Bush préconisant l’application de l’accord de paix du Darfour.

Les critiques de la politique de Washington à l’égard de Khartoum estiment que l’administration Bush n’est assez ferme quand elle appelle au déploiement d’une force de l’ONU au Darfour. Un expert de l’International Crisis Group, David Mozersky estime, lui, qu’il faudrait exercer des pressions plus fortes sur Khartoum. Depuis deux ans, dit-il, la communauté internationale demande, sans succès, le désarmement des Janjaweed, les milices arabes que Khartoum utilise pour combattre les rebelles. Or ces milices sont responsables d’atrocités contre des dizaines de milliers de civils au Darfour, souligne l’expert.

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