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La propagation de la grippe aviaire s’accélère selon l’ONU


Les experts internationaux avertissent que le virus H5N1 de la grippe aviaire se propage d’une manière plus accélérée. Ils mettent en garde contre toute complaisance face au fléau et exhortent les pays à mettre en oeuvre, sans tarder, les plans de prévention. Le coordinateur principal de l’ONU pour les grippes aviaire et humaine, David Nabarro, affirme qu’entre 2003 et 2006, le virus mortel H5N1 s’est propagé à 16 pays.

Selon M. Nabarro, le nombre des pays infectés a doublé au cours des six derniers mois. Le taux élevé de mortalité constitue un autre sujet de préoccupation. 228 cas humains de grippe aviaire répertoriés dans 10 pays ont fait 130 morts, a dit la sous-directrice générale de l’OMS, Margaret Chan. « Cela signifie que plus de 50 pour 100 de personnes atteintes par cette maladies en mourront » a-t-elle souligné.

Selon l’OMS, la grippe aviaire demeure, pour le moment, une maladie animale. Les humains la contractent du fait d’un contact direct avec un animal malade. Au cours des récents mois, il y a eu quelques cas de transmission d’humain à humain, en Indonésie pour la plupart. Bien que le risque pour les humains demeure minime, l’OMS note que le virus H5N1 pourrait se muer en une forme aisément transmissible aux humains; ce qui pourrait causer une pandémie à même, potentiellement, de faire de millions de morts.

Plusieurs pays d’Asie, du Moyen-Orient et d’Europe ont réussi à endiguer la propagation de la grippe aviaire, a indiqué David Harcharik, directeur-adjoint de la FAO. Ces pays doivent leur succès au recours à la destruction de la volaille infectée, la désinfection et la vaccination des oiseaux. Un fois le virus H5N1 éliminé d’un élevage, le risque de transmission aux humains disparaît, a fait remarquer M. Harcharik.

« La situation en Afrique préoccupe particulièrement dans la mesure où le risque d’une pandémie de grippe aviaire est réel dans plusieurs pays du continent, tout au moins dans le court terme » a dit le directeur-adjoint de la FAO. « La destruction des animaux malades, la compensation des éleveurs et le contrôle effectif des mouvements d’animaux qui ont tant réussi en Europe sont d’une mise en oeuvre plus difficile en Afrique » a indiqué M. Harcharik. Les risques de propagation du virus H5N1 persisteront en Afrique tant que les pays africains ne parviendront pas à contrôler le commerce transfrontalier de volaille, a ajouté le directeur-adjoint de la FAO.

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