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La FIDH aux trousses de Patassé et Bemba


De violents combats ont opposé, dans la nuit de dimanche à lundi, des rebelles tchadiens aux forces centrafricaines et à celles de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Les accrochages, qui ont eu lieu au nord-est de Bangui, ont fait 71 morts parmi les rebelles et cinq parmi les soldats centrafricains. Le président centrafricain François Bozizé demande l’aide de la communauté internationale pour faire face à la situation.

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) qui vient d’effecteur une mission en RCA, demande, pour sa part, que l’ancien centrafricain président Ange-Félix Patassé et son allié, le vice-président Jean-Pierre Bemba de la RDC, soient traduits devant la Cour pénale internationale (CPI). L’ONG les accuse de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Pour rappel, l’ancien président Patassé avait, en 2002, fait appel à Jean-Pierre Bemba, alors chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) une faction rebelle engagée dans la guerre civile en RDC.

L’intervention des hommes de Bemba en RCA a donné lieu à de graves violations des droits de l’Homme selon la FIDH. Dans un entretien avec Lamia Gritli, Me Sidiki Kaba, président de la FIDH, a expliqué que trois missions de la FIDH avaient déjà été menées en RCA pour recueillir les témoignages et preuves pouvant être versées au dossier qui sera transmis à la CPI. Me Kaba a souligné que la dernière mission de la FIDH est intervenue au moment où l’insécurité transfrontalière crée une situation « beaucoup plus grave » en RCA du fait des répercussions de la crise tchadienne.

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