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Tchad : Le dialogue national bientôt relancé


L’appel du président tchadien Idriss Déby Itno à un dialogue national suscite des réactions positives au sein de l’opposition et de la société civile. La réélection, le 3 mai dernier, du leader tchadien avait été vivement contestée, l’opposition ayant boycotté le scrutin. Saleh Kebzabo, leader de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), un des principaux partis de l’opposition tchadienne, se félicite de l’appel du président Déby Itno.

Dans un entretien avec Lamia Gritli, M. Kebzabo a fait savoir que la décision du président tchadien s’explique par les « fortes pressions » exercées sur lui par les partenaires étrangers du Tchad. Appelant à son tour à un « dialogue sans exclusive », le leader de l’UNDR a expliqué que « toutes les forces de l’opposition démocratique et armée » doivent y être conviées.

L’exclusion de l’une ou l’autre partie réduirait le dialogue à un face-à-face infructueux, a-t-il averti. Si l’appel du président Idriss Déby Itno était « honnête, sincère et loyal », il pourrait amener le Tchad à « tourner la page et relancer la vie politique sur des bases plus saines » que celles de ces dernières années, a déclaré M. Saleh Kebzabo.

La société civile tchadienne est du même avis. C’est depuis novembre 2002 qu’elle « appelle les acteurs politiques, principalement le gouvernement à un dialogue avec toutes les oppositions politiques civiles et armées pour trouver une solution durable aux problèmes du Tchad » affirme M. Dobian Assingar, président intérimaire du Comité de suivi de l’Appel au dialogue national et à la réconciliation.

M. Assingar a, lui aussi, souligné la nécessité d’un dialogue « non exclusif.» Beaucoup de groupes armés sont près à remettre en cause une paix partielle au Tchad, a-t-il indiqué.

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