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La communauté internationale  au chevet des déserts et contre la désertification


Les festivités officielles de célébrations de la Journée mondiale de l’environnement (JME) se sont déroulées pour la première fois en Afrique du Nord, précisément à Alger. Comme les années passées, elles commémorent la première conférence de l'Onu sur l'environnement qui s'était tenue à Stockholm en 1972. Cette année, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a placé la journée du 5 juin sous le thème de la lutte contre la désertification. L’Assemblée générale de l’ONU a, de son côté, proclamé 2006 l’Année internationale des déserts et de la désertification.

Dans un entretien accordé à Calie Rerodo, Christophe Crépin, chargé du programme Environnement pour la région Afrique à la Banque Mondiale, explique que l’Afrique est confrontée à un certain nombre de problèmes au plan écologique. Près de 65% de la population africaine vit directement des ressources du sol, mais du fait de la déforestation, ces sols sont de moins en moins productifs, entraînant dans certains cas la désertification, a dit M Crépin.

Selon cet expert, Les besoins, en Afrique, sont énormes. Les pertes annuelles de revenus non générés à cause de la dégradation des sols sont estimées à 9 milliards de dollars, a-t-il dit. L’appui de la Banque mondiale à la lutte contre la désertification dans ce continent représente environ 26% des engagements ou des investissements, a précisé Christophe Crépin.

Au Sénégal, l’écologiste Ali Haidar, contacté par Idriss Fall, dit qu’il n’y pas grand grand-chose à célébrer. Il a déploré un feu de brousse qui dévaste la région de Kafir et qui aurait même fait des morts. M. Haidar a, en outre, dénoncé la pollution de l’océan au large de l’Afrique, le dépeuplement de la mer par des chalutiers européens et asiatiques; une situation qui, dit-il, est à l’origine de l’exode des pêcheurs.

A la question de savoir ce qu’il convient de faire, Ali Haidar a appelé à la création d’aires marines protégées, à l’arrêt de la pollution et l’utilisation, par les pêcheurs, de filets réglementaires. Il faut aussi sensibiliser les gens sur ce qu’ils peuvent faire au plan individuel et local pour inverser la dégradation de l’environnement, a-t-il souligné.

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