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1er mai: Des défilés sur fond de revendications


Comme à l’accoutumée, la Journée internationale des travailleurs a été marquée par des défilés. Les syndicats ont saisi l’occasion pour présenter des revendications dont le point saillant semble être la demande d’une revalorisation des salaires. Le dialogue avec les autorités nationales n’est pas aisé, soulignent différents leaders syndicaux contactés par la Voix de l’Amérique.

« Les syndicats ont toujours essayé de créer un cadre de dialogue avec l’employeur, le gouvernement, mais malheureusement, le gouvernement a toujours essayé de déprimer les syndicats, de les accuser d’avoir collaboré avec d’autres mouvements non officiels » a expliqué à Lamia Gritli M. Fidèle Nyonkuru, porte-parole du Syndicat national du personnel para-médical et des aides-soignants.

Au Gabon, la fête du travail était la toute première de la nouvelle ministre du Travail, Christiane Bitouga. Dans un dossier préparé par notre correspondant Marc Ona, M. Dibabi Obame, membre du bureau de la Confédération syndicale gabonaise, explique que la présence au gouvernement de Mme Bitouga, ancienne Secrétaire générale du Syndicat des enseignants de l’Education nationale, ne signifie pas nécessairement que les travailleurs gabonais verront leurs demandes satisfaites de manière automatique.

Au Niger, la fête du travail a été placée « sous le signe de l’impunité » selon Mme Amina Thiémogo, secrétaire générale adjointe de la Confédération démocratique des travailleurs nigériens. Dans un entretien avec Samuel Kiendrébéogo, Mme Thiémogo a dénoncé le fait que ceux qui se livrent à toutes sortes d’actes criminels (surfacturation, fausses factures, etc.) ne soient pas punis, alors que 35 enseignants ont été licenciés pour fraude et corruption.

Au Sénégal, de nouvelles revendications ont été présentées par les travailleurs cette année, a indiqué Saliou Ndiaye, assistant du secrétaire général de la CNTS. « Les doléances de l’année dernière n’ont pas été discutées, on n’est pas parvenu à un accord » a souligné M. Ndiaye.

Interrogé sur la force des syndicats en Afrique, Nicolas Colombant, chef du bureau ouest-africain de la Voix de l’Amérique, a expliqué que, dans quelques pays où l’origine des partis au pouvoir se situe à gauche, les syndicats ont leur mot à dire dans la gestion de la chose publique. Ailleurs, ce sont, en général, le FMI et la Banque mondiale qui dictent la politique économique et sociale, a-t-il expliqué.

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