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Tchad:  Médiation américaine attendue dans le bras de fer avec la Banque mondiale


Après avoir menacé d’arrêter la production pétrolière le 18 avril, les autorités tchadiennes ont reporté leur date-buttoir à la fin du mois. N’Djaména n’apprécie par que la Banque mondiale gèle ses programmes en faveur du Tchad et bloque le compte londonien par lequel transitent les revenus pétroliers tchadiens.

Dans une interview accordée à Lamia Gritli, le ministre tchadien de la Communication, Hourmadji Moussa Doumngor, a expliqué que son pays est confronté à des difficultés. Jusqu à maintenant, le Tchad a l’impression de ne pas être compris par la Banque mondiale, estime-t-il. « Cela amené le gouvernement à décider : soit la Banque mondiale revient sur sa décision, soit la production de pétrole cesse» a expliqué M. Doumngor.

Selon le ministre tchadien, de bonnes volontés se sont manifestées. « Nous avons décidé de répondre positivement à la démarche américaine consistant donc à laisser un peu de temps aux Etats-Unis de travailler avec la Banque mondiale pour trouver une issue heureuse pour le Tchad » a-t-il annoncé. A ceux qui accusent le gouvernement tchadien de vouloir récupérer l’argent du pétrole pour acheter des armes et combattre les rebelles, Moussa Doumngor répond: « Si vous êtes agressés, vous ne pouvez pas vous développer. Il faut d’abord assurer la sécurité avant de nourrir la population. »

Malgré les récentes attaques des rebelles, dont celle de la semaine dernière contre N’Djaména, le ministre tchadien de la communication a assuré que l’élection présidentielle se tiendra le 3 mai comme prévu. Concernant la menace du gouvernement tchadien d’expulser les réfugiés soudanais, Hourmadji Moussa Doumngor parle d’un malentendu. Le gouvernement tchadien a dit qu’il n’est plus en mesure d’assurer la sécurité de ces réfugiés et a demandé à la communauté internationale de prendre ses responsabilités à leur égard, a expliqué M. Doumngor.

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