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Burundi: libération de 780 prisonniers politiques


Cette remise en liberté fait suite à celle, le mois dernier, de 673 autres prisonniers. Amnesty International a critiqué ces mesures, disant qu’elles permettent à des criminels de guerre d’échapper à la justice.

Le groupe de défense des droits de l’homme indique que le gouvernement du Burundi n’a pas encore établi une commission “vérité et réconciliation” devant laquelle les prisonniers devraient comparaître.

Dans un entretien accordé à la VOA, le ministre de l’information du Burundi, Karenga Ramadhani, a reconnu les critiques émises, notamment en ce qui concerne libération de membres des forces armées reconnus coupables de l’assassinat de Melchior Mdadaye, le premier président démocratiquement élu du pays.

Il a cependant dit qu’il n’est pas raisonnable de détenir ceux qui ont exécuté le crime alors que les planificateurs sont encore en liberté. Ferdinand Ferella a demandé au président de la Ligue Iteka, Jean-Marie Kavumbagu, si le gouvernement avait tenu compte de ces réserves dans l’établissement de la deuxième liste.
La guerre qui a duré 12 ans au Burundi a pris fin en 2004. Elle a entraîné la mort de quelque 300 mille personnes.

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