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Etats-Unis: Washington réorganise les structures de l’aide à l’étranger


La secrétaire d’état Condoleeza Rice a entrepris cette refonte dans le cadre de son programme de restructuration de la diplomatie américaine en vue de la rendre plus performante au niveau de la promotion de la démocratie et des réformes économique dans le monde.

Madame Rice entend renforcer la coopération entre l’USAID, l’Agence américaine pour le développement international, et le département d’Etat; d’où sa décision d’accorder au directeur de l’USAID le titre de secrétaire d’état adjoint, avec pour mission de diriger le bureau d’aide à l’étranger du département d’Etat.

La personnalité choisie par Condoleeza Rice pour ce nouveau poste à l’autorité accrue est Randall Tobias, directeur sortant du programme de lutte de l’administration Bush contre le VIH-SIDA. L’objectif de la refonte selon le chef de la diplomatie américaine.

“Notre aide étrangère doit aider les populations à obtenir des résultats. Les ressources que nous donnons doivent permettre aux pays en développement de renforcer leur sécurité, consolider la démocratie, accroitre le commerce et les investissements et améliorer les conditions de vie de leur population, a souligné Condoleeza Rice, ajoutant que l’aide étrangère américaine doit promouvoir la souveraineté responsable et non pas une dépendance permanente de la part des bénéficiaires.

Les Etats-Unis accordent chaque année près de 20 milliards de dollars en aide étrangère. Cette assistance était coordonnée jusqu’à présent par une multitude d’agences gouvernementales en plus du département d’Etat et de l’USAID. Cela rendait particulièrement difficile une évaluation objective de l’efficacité de l’aide. Le chef de la diplomatie américaine, qui nomme traditionnellement le directeur de l’USAID, a envisagé d’éliminer cette agence et de confier directement à un responsable du département d’Etat l’administration de l’assistance à l’étranger.

Mais en fin de compte, Condoleeza Rice a préféré une solution de compromis. L’USAID survit mais devra désormais coopérer étroitement avec les responsables des affaires étrangères pour justifier les debours américains à l’étranger. Deux autres volets sont prévus dans la réorganisation en cours au département d’état: - Le repositionnement des diplomates américains à l’étranger. Ceux-ci seront maintenant déployés en priorité dans des pays émergents comme la Chine, l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du sud. Et le nombre de postes en Europe par exemple sera réduit. - Les diplomates américains ne pourront plus accéder désormais aux fonctions de haute responsabilité tant qu’ils n’auront pas été en mission dans des postes dangereux ou difficiles et qu’ils ne maîtriseront pas au moins deux langues étrangères, de préférence, le chinois, l’arabe ou l’ourdou par exemple.

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