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Sida: l’Afrique paie toujours le plus lourd tribut


Quelque 2,4 millions de personnes mourront du sida, en Afrique sub-saharienne, d’ici la fin de l’année, selon les estimations du dernier rapport de l’ONU sur la pandémie.

25,8 adultes et enfants dans la région sont infectés par le VIH, soit une hausse d’environ un million depuis 2003.

La pandémie semble s’aggraver au Mozambique et au Swaziland alors que le taux de prévalence du VIH serait en baisse au Kenya, en Ouganda où le taux de prévalence a baissé de 30% à 7%, un vrai succès, et au Zimbabwe.

Il est important d’exhorter les jeunes à retarder leurs premiers rapports sexuels, a déclaré à la VOA le docteur Badara Samb, coordinateur des partenariats, des relations externes et de la communication à l’OMS. En ce qui concerne les usagers de drogue, il faut les accompagner avec des traitements spécialisés.

L’expérience au Brésil est révélatrice. Il y a 10 ans, 50% des usagers de drogue étaient porteurs du VIH dans ce pays alors qu’aujourd’hui, ce taux est tombé à 7%. Le docteur Samb dit que « l’on sait ce qu’il faut faire, il faut juste multiplier cet exemple à d’autres pays. »

Un autre problème majeur soulevé dans la lutte contre le fléau est celui de l’appui financier. Les 8 pays les plus riches se sont prononcés en faveur d’une aide financière conséquente dans ce sens lors du sommet du G8 à Gleneagles, en Ecosse, en juillet, précise le Docteur Samb. l’OMS précise que « le sida est l’affaire de tout le monde, et non seulement de l’Onusida et de l’OMS. C’est l’affaire de tout individu, de toute communauté et de tout gouvernement.»

Le docteur Catherine Hankins, directrice adjointe et conseillère scientifique principale d’Onusida apporte son éclairage sur la situation au micro d’Armance Bourgois.

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