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France : deux jeunes s’expliquent sur les récents incidents


Le Premier ministre français Dominique de Villepin a dit jeudi que le gouvernement ne se pliera pas aux émeutiers qui sèment le chaos depuis une semaine dans la banlieue parisienne où réside une importante population d’origine nord-africaine.

Monsieur de Villepin a tenu ces propos à la suite d’un conseil de ministres sur la crise. Pour en savoir plus sur ces incidents, Calie Rerodo a contacté deux jeunes gens de la banlieue parisienne. Mamadou, 31 ans, Français d’origine malienne, dit que les manifestants expriment un ras-le-bol général, et réclament le droit à un logement, à une culture. Il dit qu’il travaille depuis une dizaine d’années mais qu’il est difficile de trouver du travail.

Les origines, le statut social, la couleur de peau sont autant d’obstacle à surmonter, a-t-il expliqué. Mamadou condamne les violents incidents, déplorant le fait que les voitures brûlées appartiennent à des gens du quartier.

Pour sa part, Samir Mihi, un jeune d’origine nord-africaine, a dit à Calie que les violentes attaques contre les forces de l’ordre étaient, pour les manifestants, une manière de se révolter. Pour Samir Mihi, les jeunes voulaient la vérité sur les circonstances de la mort de deux jeunes gens, incident ayant mis le feu aux poudres. S’étant rendus compte que toute l’attention était concentrée sur eux, les manifestants en ont profité pour faire d’autres revendications.

Un forum à l’intention des jeunes Africains de la diaspora s’ouvre justement mardi à Bamako. Organisée en marge du sommet France-Afrique qui se tiendra à Bamako en décembre, cette rencontre sera une opportunité pour les jeunes d’échanger entre eux et de faire des propositions qui seront soumises aux chefs d’Etat de France et d’Afrique.

Nelly Daynac s’est entretenue à ce propos avec notre correspondant à Bamako, Aghate Diama.

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