Liens d'accessibilité

Côte d’Ivoire: les victimes de guerre s’estiment abandonnées à leur triste sort


Dans une interview exclusive accordée à Samuel Kiendrébéogo, Charles Roguel Dosso, président de la Fédération des déplacés et victimes de guerre de Côte d’Ivoire, se plaint du sort des membres de son association.

« Nous sommes très inquiets de savoir que la situation que nous vivons depuis le 18 septembre 2002 n’a pas édifié la classe politique ivoirienne en générale, et plus particulièrement ceux qui veulent tirer profit de la situation que nous vivons malheureusement » a-t-il déclaré. M. Dosso dit que sa fédération interpelle toute la classe politique ivoirienne, « mais plus particulièrement (…) la rébellion ».

Il déplore le fait que « malheureusement, la loi portant indemnisation des victimes de guerre n’a pas encore été votée »

Expliquant que la situation des victimes de guerre empire chaque jour dans son pays, M. Dosso a app elé au développement d’une politique sociale à leur endroit, notamment « la création d’un centre de réinsertion socio-économique qui sera un centre d’écoute, qui recevra les victimes de la guerre, qui va permettre aussi à celles-ci une prise en charge médico-sociale » Interrogé sur les récentes décisions de l’ONU concertant la Côte d’Ivoire, le président de la Fédération des déplacés et victimes de guerre de Côte d’Ivoire les juge salutaires et « en phase avec la réalité ivoirienne »

Le problème, dit-il, relève beaucoup plus d’une « crise de confiance » que d’un problème politique. « Il est bon qu’entre Ivoiriens, nous puissions discuter véritablement, sans exclusive (...) de sorte que la confiance naisse entre les Ivoiriens» a-t-il conclu.

XS
SM
MD
LG