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Le “mea culpa” des médias américains sur la couverture de l’ouragan Katrina 

  • Camille Grosdidier

Des milliers d’habitants regagnent maintenant leur foyer en Louisiane, alors que les opérations de nettoyage se poursuivent dans les grandes villes dévastées par les ouragans Katrina et Rita.

Après le passage de Katrina, alors que La Nouvelle-Orléans était paralysée par les inondations et l’anarchie, les médias avaient rapporté des actes de violences commis notamment dans le centre s portif du Superdome et le palais des congrès de la ville, où des milliers de personnes avaient trouvé refuge. On parlait de bandes de malfrats armés qui terrorisaient les personnes déplacés.

“Ils violent les bébés, les femmes, ils tuent les gens”, avait déclaré une femme qui disait avoir été témoin de ces violences.

Il s’avère aujourd’hui que ces informations étaient exagérées.

“J’ai entendu parler de ces situations, de ces rumeurs de viols et de l’absence d’état de droit au Superdome et au palais des congrès. Je peux vous dire que j’étais présent à ces deux endroits et que c’est faux. Rien de tel n’est arrivé”, affirme le Lieutenant-colonel Jacques Thibodeaux de la Garde nationale de Louisiane.

Comment a-t-on pu en arriver là? Selon Stephen Hess de la Brookings Institution à Washington, les situations de crise favorisent toujours les rumeurs les plus folles.

Ce n’est pas une excuse, affirme Joseph Campbell, professeur en communication à l ’American University de Washington qui estime que les journalistes n’ont pas fait leur travail d’enquête pour déterminer la vérité.

Quant à eux, les médias américains reconnaissent maintenant leur part de responsabilité et font leur “mea culpa”.

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